9 ÉVANGILE DE LUC

Le discours sur le mont des Oliviers

Le discours de Jésus sur le mont des oliviers, appelé aussi le discours eschatologique, est l’un de passages les plus puissants des Évangiles. Jésus prononce ce discours à la fin de sa vie publique, peu avant la Passion, sur le Mont des Oliviers, face au Temple de Jérusalem. Lieu chargé de sens, lié à l’attente messianique, il est considéré comme un lieu de passage entre la terre et la venue de Dieu. Il est donc associé au jugement et à la restauration.

Jésus commence par cette phrase percutante :

« Les jours viendront où il ne restera pas pierre sur pierre de ce que vous voyez, tout sera détruit. »

Les disciples, bouleversés, lui posent alors trois questions mêlées pour savoir quand cela arrivera, quel sera le signe de sa venue et celui de la fin du monde ?

Jésus évoque des guerres, des famines, des tremblements de terre, des persécutions et de faux prophètes. Il parle aussi de la perte de l’amour, de la peur et de la trahison.

« Tout cela n’est que le commencement des douleurs » ajoute-t-il.

Jésus recommande à ses apôtres de ne pas se laisser égarer car beaucoup viendront en son nom. Les nations se dresseront les unes contre les autres. Les apôtres seront persécutés à cause de son nom, traînés devant des rois et des gouverneurs. Ils seront détestés de tous à cause de son nom.

Le complot contre Jésus

La fête des pains sans levain (appelée Pâque) approchait ; les chefs des prêtres ainsi que les spécialistes de la Loi s’étaient réunis afin de trouver un moyen de faire périr Jésus car il représentait une menace pour la cohésion sociale telle qu’ils la souhaitaient. C’est alors que Satan entra dans Judas qui alla s’entendre avec le chef des prêtres et les gardes afin de l’arrêter. Judas accepta de contribuer à l’arrestation en échange d’une somme d’argent.

L’institution de la Cène

Le jour des pains sans levain arriva (la Pâque, avec le sacrifice de l’agneau pascal). Jésus envoya Pierre et Jean pour préparer la Pâque. Jésus demande aux apôtres de suivre un homme qui portera une cruche d’eau et qui les emmènera dans une maison où une pièce sera mise à disposition pour les convives.  Au sujet de la Pâque, Jésus précisa à ses disciples qu’il ne la mangerait plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Au cours du repas, il prit du pain, le rompit et le donna aux apôtres :

« Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi ».

Après le souper, il prit la coupe et la leur donna en disant :

« Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous ».

Et Jésus s’adressa à ses apôtres en ces termes :

« Vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves, c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur. Ainsi, vous mangerez et boirez à ma table dans mon royaume et vous serez assis sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. »

Pierre dit à Jésus : « Seigneur, je suis prêt à aller en prison avec toi et même jusqu’à la mort. »

Jésus lui répondit : « Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que tu n’aies trois fois nié me connaître. »

L’arrestation de Jésus et le baiser de Judas

Jésus et ses apôtres se rendirent au jardin des Oliviers et Jésus s’éloigna pour prier :

« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ».

Jésus était très angoissé, il priait beaucoup et un ange apparut dans le ciel pour le fortifier. Lorsqu’il vint retrouver ses apôtres, il les trouva endormis ; c’est alors qu’une foule apparut et Judas vint l’embrasser.

« Judas, c’est par un baiser que tu trahis le Fils de l’homme. »

L’un des disciples trancha l’oreille d’un des gardes du grand Prêtre. Jésus intervint : « Laissez faire, arrêtez ! » dit-il. Il toucha l’oreille du garde et le guérit, et adressa ces mots aux hommes venus pour l’arrêter :

« Vous êtes venu comme pour un brigand, avec des épées et des bâtons. C’est maintenant votre heure et celle du pouvoir des ténèbres. »

Jésus se retrouve face au Conseil juif

Jésus fut emmené dans la maison du grand Prêtre. Une servante, en montrant Pierre, s’exclama : « Cet homme aussi était avec lui ! » ; Pierre le nia. Une autre lui dit : « Toi aussi tu fais partie de ces gens-là ». Pierre répondit : « Je n’en fais pas partie ». Un homme affirme que Pierre était que Pierre était avec Jésus car il est galiléen ; « Je ne sais pas de quoi tu parles » rétorque Pierre. Jésus se retourna et regarda Pierre ; alors Pierre sortit et pleura amèrement.

Jésus subit un interrogatoire, le visage voilé et les hommes qui l’interrogeaient lui lançaient des insultes et le frappaient. « Devine qui t’a frappé ? », disaient-ils. Jésus fut amené devant le Sanhédrin au lever du jour.

« Dis-nous si tu es le messie »

-« Si je vous le dis, vous ne le croirez pas. Désormais, le Fils de l’homme sera assis à la droite du Dieu tout-puissant »

Tous dirent : « Tu es donc le Fils de Dieu »

-« Vous le dites, je le suis », répondit Jésus.

Jésus fut conduit devant le gouverneur romain et le roi Hérode.

Il se retrouva devant Ponce Pilate, le gouverneur romain de l’époque, les chefs des prêtres l’accusant de semer le trouble dans la nation.

« Es-tu le roi des juifs ? » lui demanda Pilate

-« Tu le dis » lui répondit Jésus.

-« Je ne trouve chez cet homme aucun motif de le condamner » dit Pilate, qui envoya Jésus à Hérode, qui fut ravi de voir Jésus car il en avait entendu du bien. Mais ses questions restèrent sans réponse de la part de Jésus. Alors, Hérode se moqua de lui, en présence des chefs prêtres et des spécialistes de la loi qui assistaient à la scène. Hérode fit vêtir Jésus d’un habit somptueux et le renvoya à Pilate, qui considérait Jésus innocent des actes dont on l’accusait :

« Cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort, je vais donc le relâcher, après l’avoir fait fouetter ».

À chaque fête, Pilate relâchait un prisonnier. La foule s’interposa :

« Fais mourir celui-ci et relâche-nous Barrabas ! » (Barrabas était un meurtrier).

Pilate insista sur son intention de relâcher Jésus : « Quel mal a-t-il fait ? »

La foule insista avec véhémence en criant pour que Jésus soit crucifié, ce qui fit céder Pilate, qui fit relâcher Barrabas et livra Jésus.

La crucifixion et la mort de Jésus

Sur le chemin du lieu de sa crucifixion, appelé le « Crâne », les gardes demandèrent à un homme qui revenait des champs, nommé Simon de Cyrène, de porter la croix derrière Jésus. Deux malfaiteurs furent condamnés en même temps que Jésus.

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » dit Jésus.

Les soldats et les magistrats se moquaient de Jésus :

« Il en a sauvé d’autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie choisi par Dieu » ricanaient-ils.

Au-dessus de sa tête se trouvait une inscription écrite en grec : « Celui-ci est le roi des juifs. »

L’un des malfaiteurs se moquait également de Jésus mais l’autre le reprit : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation ; pour nous, c’est normal, mais lui n’avait rien fait de mal. »

Il s’adressa à Jésus : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras régner ». Et Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ».

À midi, des ténèbres recouvrirent tout le pays jusqu’à trois heures de l’après-midi. Le soleil s’obscurcit et le voile du Temple se déchira par le milieu.

« Père, je remets mon esprit entre tes mains », dit Jésus en expirant. Voyant cela, l’officier romain au pied de la croix pensa : « Certainement, cet homme était juste. »

La mise au tombeau du corps de Jésus

Joseph d’Arimathée, un homme bon et juste du Sanhédrin, qui attendait le royaume de Dieu, n’avait pas adhéré à la décision des autres. Il demanda le corps de Jésus afin de le mettre dans un tombeau qui n’avait encore jamais servi. C’était un vendredi, la veille du sabbat et les femmes préparaient des aromates et du parfum. Le dimanche, elles se rendirent au tombeau ; elles découvrirent que la pierre qui obstruait l’entrée avait été roulée et que le corps de Jésus avait disparu. Deux hommes leur apparurent, revêtus d’habits resplendissants :

« Vous cherchez parmi les morts celui qui est vivant. Il n’est pas cici mais il est ressuscité. » Et ils leur remémorent les paroles prononcées par Jésus :

« Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le 3ème jour. »

Les femmes (Maria de Magdala, Jeanne, Marie la mère de Jacques et d’autres) allèrent annoncer la nouvelle aux apôtres, qui ne les crurent pas. Pierre se précipita au tombeau et ne vit que des bandelettes par terre.

L’apparition de Jésus ressuscité

Deux disciples se trouvaient sur la route d’Emmaüs, lorsque Jésus s’approcha et les accompagna, mais ils ne reconnurent pas. Ils lui parlèrent de ce qui était arrivé à Jésus de Nazareth et des femmes qui n’avaient pas trouvé son corps au tombeau. Jésus dîna avec eux et au moment où il prit le pain et le rompit, les deux hommes le reconnurent, mais juste à ce moment-là, Jésus disparut de devant eux. Les deux hommes allèrent prévenir les apôtres de leur rencontre avec Jésus ressuscité et au cours de leur conversation, Jésus apparut.

« Que la paix soit avec vous » dit-il. Il leur demanda de le toucher pour se rendre compte qu’il était bien en vie, fait de chair et d’os. Il demanda aux hommes s’ils avaient quelque chose à manger et ils lui proposèrent du poisson grillé.

« Il fallait que s’accomplissent tout ce qui était écrit à mon sujet dans la Loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes ». dit Jésus, qui leur donna des explications concernant les Écritures.

« Et voici que j’enverrai sur vous tout ce que mon Père a promis. Restez dans la ville de Jérusalem, jusqu’à ce que vous soyez revêtu de la puissance d’en haut. »

L’ascension de Jésus

Jésus les conduisit à Béthanie, puis leva les mains et les bénit. Pendant la bénédiction, il les quitta et fut enlevé au ciel.

Les disciples regagnèrent Jérusalem, avec un sentiment de grande joie ; ils étaient constamment dans le Temple à prier Dieu.

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