4 ÉVANGILE DE MARC

Marc est le surnom qui avait été donné à l’auteur de cet évangile, qui s’appelait en réalité Jean. Il était un proche de l’apôtre Pierre et cet évangile aurait été rédigé entre 65 et 68 après JC. Il est le plus court des quatre évangiles.

Jean Baptiste, le prophète qui a précédé Jésus

Marc/Jean commence par donner des informations sur Jean-Baptiste et son ministère. Il nous apprend que ce prophète, qui précéda Jésus, portait des vêtements en poils de chameau et mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Il clamait que celui qui viendrait après lui serait plus puissant que lui ; c’est Jean Baptiste qui baptisa plus tard Jésus dans le Jourdain ; lors du baptême, le ciel s’ouvrit et l’esprit descendit sur lui, telle une colombe, puis une voix affirma : « Tu es mon fils bien-aimé et tu as toute mon approbation ».

Exécution de Jean-Baptiste

Plus tard, Jean-Baptiste sera exécuté, à la demande D’Hérodiade, par l’intermédiaire de sa fille Salomé, qui, sur la demande de sa mère, avait dansé devant le roi Hérode, afin de l’amadouer. Jean-Baptiste désapprouvait les projets projets de mariage du roi Hérode avec Hérodiade, qui allaient à l’encontre des préceptes de la Loi, c’est la raison pour laquelle Hérodiade voulait se débarrasser de Jean-Baptiste. Salomé reçut ensuite la tête de Jean-Baptiste sur un plateau, qu’elle remit à sa mère.

Jésus choisit ses disciples

Après l’arrestation de Jean-Baptiste, Jésus se dirigea vers la Galilée où il annonça la Bonne Nouvelle du royaume de Dieu ; il recommandait aux hommes de changer d’attitude. Lors de son périple, il croisa les frères Simon et André, puis Jacques et Jean, fils de Zébédée, deux autres frères qui exerçaient le métier de pêcheur ; ils suivirent Jésus, qui promit de faire d’eux des pêcheurs d’hommes. D’autres apôtres vinrent se joindre à eux : André, Philippe, Bathélémy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thadée, Simon le Cananite, Judas l’Iscariot. Simon sera renommé Pierre par Jésus, qui appelait les deux frères Jacques et Jean « Boanergès » (ce qui signifie « fils du tonnerre »).

Les miracles de Jésus à Capernaüm et en Galilée

Jésus enseigna dans la synagogue dès le premier jour du Sabbat, mais pas comme le faisaient les spécialistes de la Loi. Jésus signifie « l’Éternel sauve » ou « délivre » et le Christ veut dire « oint » ; le mot Christ correspond à l’hébreu qui a donné « messie ». On amenait à Jésus des lépreux, des paralysés et des démoniaques, qu’il guérissait, après leur avoir pardonné leurs péchés. Il ne souhaitait pas que ces miracles soient ébruités mais les personnes guéries répandaient quand même la nouvelle.

Jésus éveille la suspicion des spécialistes de la Loi

Le fait que Jésus se permette de pardonner les péchés était inconcevable pour les spécialistes de la Loi, car, selon eux, seul Dieu pouvait le faire. Ils s’étonnaient également de voir Jésus prendre ses repas avec des collecteurs d’impôts et des pécheurs (personnes ayant commis des péchés). Jésus leur rétorqua qu’il n’était pas venu pour appeler les justes mais des pécheurs, afin de les faire changer d’attitude. Les spécialistes de la Loi voulaient savoir pourquoi les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient alors que les apôtres de Jésus en étaient dispensés. Jésus leur répondit que les invités à la noce du marié ne pouvaient jeûner tant que le marié était avec eux ; il ajouta qu’un jour, le marié leur sera enlevé (il parlait de lui-même) et alors ils pourront jeûner. Les pharisiens reprochèrent également à Jésus d’avoir autorisé ses disciples à arracher des épis de blé pendant le Sabbat pour les manger. Jésus leur répondit que le roi David (de l’Ancien Testament) et ses hommes avaient mangé des pains consacrés dans la maison de Dieu, le jour où ils eurent faim.

Jésus est contesté et pris pour un démon par les pharisiens

De nombreuses personnes se pressaient pour voir Jésus et bénéficier de ses guérisons ; elles arrivaient de Galilée, de Judée, de l’Idumée, de Tyr, de Sidon. Afin de ne pas se faire écraser par la foule, Jésus avait une petite barque tenue à sa disposition par ses apôtres. Des esprits impurs se prosternaient devant lui : « Tu es vraiment le fils de Dieu », lui disaient-ils. Les spécialistes de la Loi pensaient qu’il chassait les démons parce qu’il avait en lui l’esprit de Béelzébul. « C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons », clamèrent-ils. Jésus leur demanda « Comment Satan peut-il chasser Satan ? ». Il leur fit comprendre que leur argument n’était pas valable en leur expliquant que si Satan se dresse contre lui-même et qu’il est divisé, son royaume ne peut survivre puisque la cohésion du groupe est menacée.

Le semeur et le terrain

Cette parabole nous enseigne que la semence (la parole) produit du bon fruit en fonction du terrain dans laquelle elle est plantée. Parfois elle est mangée par les oiseaux et disparaît, ce qui signifie que Satan enlève la parole ; si le sol est pierreux, la terre ne sera pas en quantité suffisante pour favoriser la croissance des fruits et elle sèchera car elle n’a pas de racines ; dans ce cas, la parole est entendue mais à la moindre difficulté, elle est oubliée et n’est pas appliquée ; quand elle est plantée dans des ronces, elles recouvrent et étouffent la semence qui ne peut pas pousser ; les ronces représentent les attraits de ce monde, les richesse et les passions qui préoccupent les hommes avant toute autre chose.

La semence et la graine de moutarde

Jésus compare le royaume de Dieu à un homme qui jette sa semence dans la terre, qui produit de l’herbe et des épis qui seront moissonnés à leur maturité ; ce royaume est comme une graine de moutarde, qui est une semence minuscule sur la terre ; pourtant, une fois qu’elle a été semée, elle croît et devient plus haute que tous les autres légumes plantés. Elle développe des feuilles et de grandes branches et les oiseaux du ciel peuvent s’abriter à l’ombre de ces branches.

Jésus plus fort que les éléments naturels

Alors que Jésus traversait le lac avec ses disciples, le vent et la mer commencèrent à se déchaîner ; les apôtres prirent peur, alors Jésus cria « Silence ! Tais-toi » au vent et à la mer, qui se calmèrent aussitôt. Jésus reprocha aux disciples d’être trop craintifs et d’avoir peu de foi.  Arrivés dans le pays des gadaréniens, un homme habité par de nombreux démons vint à la rencontre de Jésus et se prosterna devant lui.  Jésus ordonna aux démons de sortir de cet homme ; ces démons demandèrent à être envoyés dans un troupeau de porcs ; c’est ce qui se produisit et les 2000 porcs se jetèrent ensuite du haut de la falaise dans le lac. Les habitants, effrayés, demandèrent à Jésus de quitter la région. L’homme qui était guéri partit proclamer la nouvelle dans la Décapole.

Jésus guérit et demande d’avoir la foi Au bord du lac, l’un des chefs de la synagogue vint implorer Jésus de guérir sa petite fille. « N’aie pas peur, crois seulement », lui dit jésus. Lorsqu’il arriva chez l’homme et qu’il vit l’enfant, il affirma qu’elle n’était pas morte mais qu’elle dormait. Jésus fit sortir les personnes qui étaient présentes dans la maison, à l’exception du père et de la mère, ensuite il prononça ces mots : « Jeune fille, lève-toi, je te le dis » ; la jeune fille se leva et se mit à marcher. Jésus guérit également une femme atteinte d’hémorragie, qui se trouvait dans la foule. « Si je touche ses vêtements, je serai guérie », avait-elle dit. Jésus, qui avait senti une force sortir de lui, demanda qui l’avait touché ; la femme vint alors se jeter à ses pieds. « Ma fille, ta foi t’a sauvée », lui dit

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