Multiplication des pains pour 5000 hommes
Jésus se rendit dans un endroit désert avec ses apôtres mais la foule les suivit. Jésus comparait cette foule à « des brebis qui n’ont pas de berger » et il leur enseignait la bonne nouvelle. En fin de journée, alors qu’il était trop tard pour acheter à manger ; les disciples ne disposaient que de cinq pains et deux poissons ; Jésus prononça une prière de bénédiction, il rompit le pain et l’ensemble de la foule put être nourrie et cinq mille hommes furent rassasiés. Il resta même du pain et des poissons dans les paniers. Quand la foule se dispersa, Jésus se retira sur une montagne pour prier. Plus tard, il traversa le lac avec les disciples, après les avoir rejoints en marchant sur l’eau. Arrivé à Génésareth, Jésus vit de nombreux malades venir à lui et il guérissait tous ceux qui le touchaient.
Multiplication des pains pour 4000 hommes
Une foule nombreuse entourait Jésus et ces personnes n’avaient pas mangé depuis trois jours. Jésus, pris de compassion, s’enquit du nombre de pains dont disposaient les apôtres ; il prit les sept pains disponibles, les rompit et les fit distribuer par ses disciples. Il resta encore des corbeilles pleines de pain après la distribution. Ensuite, Jésus monta dans la barque et se rendit à Dalmarutha avec ses apôtres. Les pharisiens réclamaient à Jésus un signe du ciel qui leur prouverait qu’il était un envoyé de Dieu mais Jésus rétorqua que cette génération n’aurait pas de signe. « Méfiez-vous du levain des pharisiens et du levain d’Hérode », dit Jésus.

Pierre reconnaît Jésus comme le messie
Un jour où il se trouvait seul avec ses apôtres, Jésus leur demanda : « D’après vous, qui suis-je ? » Pierre lui répondit qu’il était le messie. Il leur annonça qu’il allait devoir vivre de grandes souffrances et qu’il serait rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la Loi. Il ajouta qu’il serait mis à mort et ressusciterait trois jours après. Pierre, qui voulut le reprendre et lui dire que cela n’arriverait pas, se fit réprimander par Jésus. « Arrière Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes », lui lança Jésus.
Paroles de Jésus à la foule
Jésus appela la foule : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, se charge de sa croix et me suive […] Celui qui voudra sauver sa vie la perdra mais celui qui la perdra à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera ».
Il ajouta encore : « Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? »,
« Celui qui aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultères et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges ».
La transfiguration de Jésus
Jésus gravit une haute montagne, accompagné de Pierre, Jacques et Jean et une fois arrivés au sommet, ses vêtements devinrent d’un blanc étincelant et lumineux. Une nuée vint le couvrir et une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le ». Jésus savait que le Fils de l’homme devait souffrir et être méprisé. Quand il descendit de la montagne et retrouva les autres disciples, un homme dans la foule lui demanda de guérir son fils, qui avait l’esprit muet. Les disciples n’étaient pas parvenus à chasser l’esprit qui agitait ce garçon. « Génération incrédule ! », s’exclama Jésus « Tout est possible à celui qui croit », ajouta-t-il. Jésus prit la main de l’enfant et ordonna à l’esprit de sortir de l’enfant ; l’enfant se leva alors et se tint debout.

Le royaume de Dieu est pour les petits et les grands
Sur le chemin les menant à Capernaüm, Jésus demanda à ses disciples leur sujet de discussion ; ces derniers cherchaient à savoir lequel était le plus grand, alors Jésus intervint : « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous ».
Il prit un petit enfant dans ses bras et le plaça au milieu d’eux ; Jésus disait que le royaume des cieux était pour ceux qui leur ressemblent :
« Celui qui accueille en mon nom un de ces petits enfants, c’est moi-même qu’il accueille et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais celui qui m’a envoyé » […]
« Mais si quelqu’un fait trébucher un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on le jette à la mer ».
« Si ta main te pousse à mal agir, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie que d’avoir les deux mains et d’aller en enfer, dans le feu qui ne s’éteint pas ».
Jacques et Jean font une demande à Jésus
Jésus expliqua aux disciples qu’il allait être livré bientôt aux chefs des prêtres, puis condamné à mort et livré aux non-juifs, qui le mettraient à mort et ensuite il ressusciterait au bout de trois jours. Jacques et jean eurent une requête particulière : ils demandèrent à Jésus de pouvoir être assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, lorsqu’il sera dans sa gloire. Jésus ne put leur donner de réponse positive et leur précisa que cela ne dépendait pas de lui mais de ce qui avait été préparé par son Père pour chacun.
Jésus accueilli triomphalement à Jérusalem
Jésus entra à Jérusalem sur le dos d’un ânon ; il fut accueilli avec ferveur par des gens qui étendaient leurs vêtements sur le sol au-devant de lui et criaient : « Hosanna ! Béni soit le règne qui vient du nom du seigneur, le règne de David, notre Père ». Dès que Jésus pénétra dans le temple, il chassa ceux qui vendaient et achetaient et renversa les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de pigeons, reprochant à ces hommes d’avoir transformé le temple en une caverne de voleurs, alors qu’il était destiné à être une maison de prières pour toutes les nations. La foule était fascinée par les enseignements de Jésus, c’est alors que les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi décidèrent de le faire mourir.
Avoir foi en Dieu et pardonner aux autres
Jésus recommande au peuple d’avoir foi en Dieu ; il ajoute que si le doute ne s’immisce pas dans le cœur de l’homme, il peut demander à une montagne de se déplacer et de se jeter dans la mer.
« C’est pourquoi je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé ».
Il insiste sur le fait de pardonner aux autres :
« Si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes. Si vous ne pardonnez pas, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos fautes ».
La parabole des vignerons
Un homme planta une vigne et la loua à des vignerons ; quand le moment de la récolte fut venu, l’homme envoya ses serviteurs pour récupérer son dû mais les vignerons renvoyèrent les serviteurs ; d’autres serviteurs missionnés par l’homme furent battus, ou tués. L’homme envoya son propre fils, pensant que les vignerons lui témoigneraient plus de respect. Les vignerons, voyant l’héritier arriver, s’en débarrassèrent en le tuant. Alors le maître de la vigne viendra, fera mourir les vignerons et donnera la vigne à d’autres.
Jésus conclut en disant que la pierre rejetée par ceux qui construisaient est devenue finalement la pierre angulaire (il parle de lui-même) et que c’était l’œuvre du seigneur. Cette parabole était à l’intention des chefs des prêtres et des spécialistes de la Loi.
Les pharisiens tentent de piéger Jésus
Les pharisiens demandèrent à Jésus s’il était permis de payer l’impôt à l’empereur, dans le but de le piéger, mais Jésus comprit leur intention, alors il demanda aux pharisiens ce qu’ils voyaient sur une pièce de monnaie. Ils lui répondirent qu’elle était à l’effigie de l’empereur. « Rendez à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu », dit Jésus.
Lorsqu’un spécialiste de la Loi voulut connaître le plus important des commandements, Jésus répondit que le premier des commandements (aimer dieu de tout son cœur) était essentiel mais il en rajouta un autre, indissociable, concernant l’importance d’aimer son prochain. L’homme tenta de résumer ce que Jésus lui avait enseigné et conclut que ces commandements valaient donc plus que tous les holocaustes et les sacrifices. Jésus approuva cette déduction et signifia à l’homme qu’il n’était pas loin du royaume des cieux. Aux pharisiens qui tentaient de le piéger, Jésus reprochait leur hypocrisie, leur quête de gloire, d’honneur et d’argent.
Discours sur le Mont des Oliviers
Jésus annonça la destruction du temple et avertit ses disciples que de nombreuses personnes viendraient en son nom pour tromper les gens. Il prédit que des nations et des royaumes se dresseraient les uns contre les autres et que des famines, des tremblements de terre et des troubles surviendraient ; ces signes marqueront le commencement des douleurs. Des membres d’une même famille s’entretueront, les enfants se révolteront contre les parents et ceux qui garderont la parole de Jésus seront persécutés et détestés mais il affirma que celui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
Jésus parle de la dévastation prédite par le prophète Daniel
Selon Jésus, l’abominable dévastation sera établie là où elle ne doit pas être et à ce moment-là, ceux qui seront en Judée devront fuir dans les montagnes car il y aura une grande détresse comme il n’y en a jamais eu auparavant et comme il n’y en aura jamais plus. Jésus précisa que grâce aux élus, ceux qui ont été choisis par son Père, le Seigneur, ces souffrances seront abrégées. Il prévient que de prétendus prophètes et messies apparaîtront et feront des prodiges et des signes miraculeux pour tromper les gens, alors il sera nécessaire d’être sur ses gardes. Après ce temps de détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière et les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. Le fils de l’homme apparaîtra alors sur les nuées et il enverra ses anges ainsi que ceux qu’il a choisis et rassemblés aux quatre coins de la terre. Toutefois, seul le Père connaît l’heure et cela peut arriver n’importe quand, c’est pour cette raison que la vigilance s’impose.
Une femme verse du parfum sur la tête de Jésus
Alors que Jésus était à Béthanie et prenait un repas chez Simon le lépreux, une femme entra avec un vase rempli de parfum de nard pur (une plante), qui coûtait très cher. Elle versa le parfum sur la tête de Jésus, ce qui irrita quelques-uns, qui considéraient que c’était du gaspillage et que cette quantité de parfum aurait pu rapporter 300 pièces d’argent en faveur des plus défavorisés. Jésus intervint pour prendre la défense de la femme et mettre en avant la bonne action qu’elle venait d’accomplir, étant donné qu’il ne serait plus longtemps parmi eux. Il ajouta que par ce geste, qui ne serait pas oublié, elle avait par avance parfumé son corps pour l’ensevelissement.
Repas de la Pâque avec les disciples
La Cène correspond au dernier repas pris par Jésus en compagnie de ses disciples, chez un ami de Jésus où une pièce avait été aménagée à cette intention. « Celui qui met la main dans le plat avec moi me trahira », affirma Jésus, qui connaissait le nom du futur traître ; il ajouta qu’il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né. Après avoir prononcé une prière de bénédiction, Jésus rompit le pain « Prenez et mangez, ceci est mon corps » ; puis il prit une coupe, remercia Dieu et prononça « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui est versé pour beaucoup ». Pour la dernière fois sur terre, Jésus but du vin et il dit à ses apôtres que la prochaine fois que cela se produirait, ce serait dans le royaume de Dieu. Jésus avertit les apôtres qu’ils trébucheraient à cause de lui et s’adressa à Pierre pour lui dire qu’il le renierait trois fois avant que le coq chante deux fois. Tous les disciples répondirent qu’ils ne renieraient pas Jésus et qu’ils étaient prêts à mourir avec lui.

Prières à Gethsémanie et arrivée de Juda et des soldats
Jésus se rendit à Gethsémanie avec ses apôtres ; il ressentait de la frayeur et de l’angoisse et son âme était triste à en mourir. Il demanda à son Père que cette heure s’éloigne de lui mais il savait aussi que les écritures devaient être accomplies selon les souhaits de Dieu. Après ses prières, il retrouva ses disciples endormis, alors il retourna prier. Lorsqu’il demanda à ses disciples de se lever, Judas apparut accompagné de soldats munis d’épées ; c’est lorsqu’il embrassa Jésus que les soldats l’empoignèrent comme un brigand. Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Jésus fut emmené chez le Grand Prêtre et le Sanhédrin (le Conseil juif) cherchait un motif s’accusation contre lui pour le faire mourir. « Es-tu le messie, le fils du Dieu béni ? » « Je le suis… ». Accusé de blasphème, Jésus fut giflé et roué de coups. Pierre, qui avait suivi Jésus et s’était assis parmi les serviteurs, fut désigné par l’un d’eux comme étant un proche de Jésus. Par deux fois, Pierre fit semblant de ne pas comprendre leurs insinuations et il affirma ne pas connaître jésus. Un coq se mit à chanter ; Pierre pleura alors en pensant à ce que lui avait dit Jésus.
Jésus devant le gouverneur romain Ponce Pilate
Jésus fut livré à Pilate, qui lui demanda s’il était le roi des juifs. « Tu le dis » répondit Jésus. Ponce Pilate savait que Jésus avait été arrêté par jalousie. Il avait l’habitude de gracier chaque année un prisonnier et demanda au peuple s’il souhaitait la libération de Jésus ou celle de Barrabas, un brigand condamné pour avoir commis un meurtre. Les chefs des prêtres excitèrent la foule afin de faire libérer Barrabas. La foule réclamait la crucifixion de Jésus. Pilate, pourtant bien conscient que Jésus était innocent, céda à la demande de la foule et le livra à la crucifixion après l’avoir fait fouetter. Jésus fut revêtu d’un habit pourpre dans le prétoire et une couronne d’épines fut posée sur sa tête. Les soldats se moquaient de lui, l’appelant « roi des juifs », lui crachaient dessus et lui frappaient la tête avec un roseau et faisaient mine de se prosterner devant lui. Ensuite, ils lui ôtèrent ses habits pourpres et lui remirent ses vêtements pour le crucifier.
Crucifixion et mise au tombeau de Jésus
Sur le chemin menant au Mont du Golgotha (qui signifie « lieu du crâne »), un passant nommé Simon de Cyrène fut forcé de porter la croix de Jésus. Ils donnèrent à boire du vin et de la myrrhe à Jésus, mais il refusa. Après la crucifixion de Jésus, entre deux brigands, à 9 heures du matin, les soldats se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Tout le pays fut plongé dans les ténèbres de midi à trois heures de l’après-midi, heure à laquelle Jésus expira, après avoir poussé un grand cri. Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé, regardaient de loin ; elles avaient suivi et servi Jésus quand il parcourait la Galilée. Le soir, le corps de Jésus fut enveloppé dans un drap de lin et déposé dans un tombeau appartenant à Joseph d’Arimathée, un notable qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Une grosse pierre fut placée à l’entrée du tombeau.
Résurrection et apparition de Jésus
Après le Sabbat, les deux Marie et Salomé achetèrent des aromates afin d’aller embaumer le tombeau de Jésus. Elles se rendirent compte, à leur arrivée, que la pierre avait été déplacée et virent un homme habillé d’une robe blanche, assis à droite. Cette apparition effraya les trois femmes ; l’homme leur annonça que Jésus était ressuscité et qu’il précéderait ses disciples en Galilée. Tremblantes, les trois femmes sortirent du tombeau. Marie de Magdala, dont Jésus avait chassé sept démons, fut la première à le revoir. Deux autres hommes, des partisans de Jésus, le virent également alors qu’ils se rendaient à la campagne. Jésus apparut aux douze apôtres alors qu’ils étaient à table. Jésus leur reprocha la dureté de leur cœur et leur incrédulité car ils n’avaient pas cru.
Mission confiée aux apôtres par Jésus
Jésus demanda à ses disciples d’aller dans le monde entier pour répandre la bonne nouvelle à l’ensemble de l’humanité ; il ajouta que celui qui croira et qui recevra le baptême sera sauvé. Jésus leur dit que ceux qui auront cru en son nom seront capables de chasser les démons, de parler de nouvelles langues, d’attraper les serpents ; lorsqu’ils poseront les mains sur les malades, ceux -ci seront guéris. Après cette dernière entrevue avec Jésus, ce dernier fut enlevé au ciel et il s’assit à la droite de Dieu. Quant aux disciples, ils partirent prêcher partout, assisté du seigneur et la parole fut confirmée par les signes qui l’accompagnaient.

