7 ÉVANGILE DE LUC

Le sermon sur la montagne devant les disciples et la foule

Jésus monte sur une montagne, s’assoit et s’adresse à ses disciples, devant la foule. Le sermon sur la montagne inclut les Béatitudes, qui sont des encouragements et des promesses. Les enseignements du sermon sur la montagne exhortent les hommes à adopter des comportements qui entrent dans la logique du royaume de Dieu. Ces enseignements vont à l’encontre de la logique du monde, qui associe le bonheur au pouvoir, à la richesse et à la domination.

Les Béatitudes (le mot « béatitude » signifie bonheur profond, joie durable, sont au cœur du sermon sur la montagne.

Chacune d’entre elles commence par « heureux » ou « bienheureux », par exemple :

  • Heureux ceux qui pleurent…(ceux qui ne se ferment pas à la souffrance).
  • Heureux les doux… (ceux qui renoncent à la domination).
  • Heureux les miséricordieux… (ceux qui savent pardonner).
  • Heureux les artisans de paix… (ceux qui réconcilient).
  • Heureux les persécutés pour la justice… (ceux qui tiennent bon dans la vérité).

Dans le sermon sur la montagne, Jésus parle de thème s comme la colère, le pardon, la vérité du cœur. Il ne se contente pas de règles extérieures : « Vous avez appris que…eh bien moi je vous dis… ».

Il prône l’amour radical : « Aimez vos ennemis », « Tendez l’autre joue ». Ce n’est pas une invitation à la passivité, mais une rupture avec la spirale de la violence.

Il insiste sur la relation à Dieu (avec le « Notre Père… ») et la confiance. Dieu est présenté comme un Père proche, pas comme un juge lointain.

Il incite à faire preuve de discernement et de cohérence :

« On reconnaît l’arbre à ses fruits »

« Ce n’est pas celui qui dit « Seigneur, Seigneur », qui entrera dans le Royaume… »

Le Sermon sur la montagne est souvent considéré comme la charte du royaume de Dieu.

Jésus envoie 70 apôtres en mission

Jésus donne puissance et autorité à ses apôtres afin qu’ils puissent guérir des malades. Il leur dit :

 « La moisson est grande mais il y a peu d’ouvriers […] je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups »

« Celui qui vous écoute m’écoute, celui qui vous rejette me rejette et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé ».

Plus tard, les 70 apôtres sont revenus tout joyeux en s’exclamant : « Seigneur, même les démons sont soumis en ton nom »

« Ne vous réjouissez pas que les esprits vous soient soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms soient inscrits dans le ciel », leur répond Jésus.

La multiplication des pains pour 5000 hommes à Bethsaïda

Jésus se rendit à Bethsaïda, dans un endroit désert avec ses disciples et une foule les suit. Alors que la nuit commençait à tomber, les apôtres conseilla à Jésus de renvoyer la foule car l’endroit où ils se trouvent était dépourvu de logements et de nourriture. Jésus demanda alors aux apôtres de donner eux-mêmes à manger à cette assemblée. Les apôtres rétorquèrent qu’ils n’avaient en leur possession que 5 pains et 2 poissons. Alors, Jésus prit les 5 pains et les 2 poissons, il leva les yeux au ciel, les bénit, les rompit et les donna aux disciples pour qu’ils fassent la distribution à la foule. Tout le monde mangea à satiété et après le repas, il restait encore 12 paniers remplis de morceaux.

Pierre reconnaît Jésus comme le Messie

Un jour, Jésus demanda à ses disciples : « Qui suis-je d’après les foules ? ». Certains répondirent que les foules pensent qu’il est Elie ou Jean-Baptiste ressuscités, ou un autre prophète d’autrefois ressuscité.  Pierre quant à lui, eut une autre réponse : « Le Messie de Dieu ». Alors Jésus annonça aux apôtres qu’il devrait beaucoup souffrir, être rejeté par les Anciens, les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi, puis être mis à mort et que sa résurrection aurait lieu le 3ème jour. Puis, s’adressant à ses disciples, il dit : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il me suive, car celui qui voudra sauver sa vie la perdra mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. »

« Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il se perd ou se détruit lui-même ? », ajouta-t-il.

Plus tard, Jésus dira à que tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme allait s’accomplir : il sera livré aux non-juifs, on se moquera de lui, on l’insultera, on lui crachera dessus, on le fera mourir et le 3ème jour, il ressuscitera. Mais les disciples ne comprirent pas.

La transfiguration de Jésus sur la montagne

La transfiguration arrive juste avant l’annonce de la Passion. Jésus alla sur une montagne pour prier avec Pierre, Jacques et Jean. Là, l’aspect de son visage changea : il se mit à briller ; ses vêtements devinrent d’une blancheur éclatante. Les prophètes Moïse et Élie apparurent et se mirent à converser avec lui. C’est alors qu’une nuée vint couvrir les trois disciples et une voix s’éleva : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le ».

 L’enseignement de Jésus sur la prière

L’un des disciples demanda à Jésus de leur apprendre à prier. Jésus répondit : « Quand vous priez, dites : « Notre Père [céleste], Que la sainteté de ton nom soit respectée, que ton règne vienne ». « Et moi, je vous dis : « Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira ».[…] En effet, tous ceux qui demandent reçoivent, celui qui cherche trouve et l’on ouvrira à celui qui frappe ».

Jésus est contesté après un miracle

Lorsqu’un jour, Jésus chassa un démonchez un homme muet et qu’il se mit à parler, quelques voix s’élevèrent pour insinuer que c’était par Béelzébuth, le prince des démons, que Jésus chassait les démons. Jésus répliqua : « Tout royaume confronté à des luttes internes est dévasté et les maisons s’écroulent l’une sur l’autre ; si donc Satan lutte contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il puisque vous dites que je chasse les démons par Beelzébul ? » Par ces paroles, Jésus voulait dire à ses détracteurs que leur raisonnement n’était pas cohérent : les démons ne luttent pas contre d’autres démons, sinon, leur royaume est voué à la destruction.  

Jésus reproche à la foule de vouloir des signes miraculeux

Et Jésus ajouta : « Par contre, si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, alors le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous ». La foule s’accumulait autour de Jésus qui leur reprocha de vouloir un signe miraculeux, alors que Jésus demande aux hommes d’avoir la foi : « Cette génération est une génération mauvaise, elle réclame un signe miraculeux ; il ne lui sera pas donné d’autre signe que celui de Jonas (le prophète). En effet, de même que Jonas a été un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération ».

Jésus condamne les pharisiens et les spécialistes de la Loi

Jésus fut convié à un dîner chez un pharisien et ne se lava pas avant le repas. Il leur dit : « Vous, pharisiens, vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur, vous êtes pleins d’avidité et de méchanceté ». Jésus leur reprochait de négliger la justice et l’amour de Dieu, d’aimer occuper les sièges d’honneur dans les synagogues et être salués sur les places publiques. Il s’adressa aussi aux professeurs de la Loi :

 « Vous chargez des hommes de fardeaux difficiles à porter, que vous ne touchez pas vous-mêmes d’un seul doigt ».

« Malheur à vous, parce que vous construisez les tombeaux des prophètes que vos ancêtres ont tués ».

Jésus disait au sujet des pharisiens :

« Méfiez-vous du levain des pharisiens, qui est l’hypocrisie ».

« Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu ».

Les pharisiens et les professeurs de la Loi étaient irrités par les propos de Jésus et tentèrent de le piéger.

Un jour, ils lui demandèrent s’il était permis ou non de payer ou non l’impôt à l’empereur. Jésus, qui avait deviné leur ruse leur demanda quelle était l’effigie représentée sur les pièces de monnaie qu’ils utilisaient ; comme les pharisiens répondirent qu’il s’agissait du visage de l’empereur, Jésus déclara : « Rendez donc à l’empereur ce qui est à l’empereur et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Quand les pharisiens informèrent Jésus que le roi Hérode voulait le faire mourir. Jésus répliqua :

« Allez dire à ce vieux renard que je chasse les démons et fais des guérisons aujourd’hui et demain. Je poursuivrai ma route car il ne convient pas qu’un prophète meure ailleurs qu’à Jérusalem »

« Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tous tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ».

Au sujet des chefs religieux, Jésus disait : « Méfiez-vous des spécialistes de la Loi qui aiment se promener en longues robes et être salués sur les place publiques : ils recherchent les sièges d’honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les festins. Ils dépouillent les veuves de leurs biens tout en faisant pour l’apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement ».

Jésus parle de l’argent et des biens matériels

Jésus met en garde les hommes contre leur soif de posséder ; il leur dit de ne pas s’inquiéter de leur nourriture et de leurs vêtements, mais de rechercher plutôt le royaume de Dieu et cela leur sera donné en plus. Jésus affirmait :

« Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent ».

« Ce qui est très estimé parmi les hommes est abominable devant Dieu ».

Histoire de l’homme riche et du pauvre Lazare

Cette histoire met en scène un homme richement vêtu vivant dans l’opulence, dans un luxueux palais, alors qu’un pauvre vieillard nommé Lazare, couvert d’ulcères, vivait couché devant le portail de cette somptueuse demeure. Un jour, le pauvre homme mourut et il fut conduit pas les anges, dans un jardin luxuriant, auprès d’Abraham. L’homme riche décéda à son tour et se retrouva dans un lieu de souffrance où il avait très soif ; un abîme séparait le pauvre Lazare de l’homme riche, qui le suppliait de lui apporter à boire. Abraham lui rétorqua qu’il avait connu l’abondance sur terre, alors que le pauvre homme n’avait eu que des maux. Alors, l’homme riche demanda que ses frères soient prévenus afin qu’ils changent de comportement. Abraham répondit : « Ils ont Moïse et les prophètes, s’ils ne les écoutent pas, ils ne se laisseront pas persuader ».

Les petits enfants et l’homme riche

Des petits enfants essayaient de se frayer un passage vers Jésus au milieu de la foule et les disciples tentèrent de les en empêcher, c’est alors que Jésus intervint :

« Laissez les petits enfants venir à moi et ne les empêchez pas car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent ».

Un des chefs des pharisiens interrogea Jésus pour savoir ce qu’il devait faire pour hériter de la vie éternelle. Jésus lui recommanda de respecter les commandements ; il ajouta également : « Vends ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel ». Alors, l’homme repartit avec tristesse car il possédait beaucoup de biens. Jésus déclara : « Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu. En effet, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu »

« Qui donc peut être sauvé ? » demanda l’homme

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » répondit Jésus.

Rencontre de Jésus et Zachée à Jéricho

À Jéricho vivait un homme riche prénommé Zachée, qui exerçait le métier de collecteur d’impôt. Zachée voulait voir Jésus mais comme il était de petite taille, il dut grimper au sommet d’un sycomore pour l’apercevoir. Jésus le vit et lui dit qu’il devait s’arrêter chez lui ce jour, une nouvelle qui mit Zachée en joie. Zachée révéla qu’il donnait la moitié de ses biens aux pauvres et s’il lui arrivait de causer du tort à quelqu’un, il lui rendait le quadruple. Jésus considéra Zachée comme un fils d’Abraham : « Le salut est entré dans cette maison », dit-il en parlant de la maison de Zachée.

L’offrande des riches et de la pauvre veuve

Jésus était au Temple, observant les gens qui déposaient leurs offrandes dans le trésor. Il constata que les riches donnaient de leur superflu alors qu’une pauvre veuve, en donnant deux petites pièces, avait donné ce qu’elle avait pour vivre. En fait, par ce geste, Jésus ne regarde pas la somme d’argent qui est offerte, mais la piété intérieure, l’offrande qui est faite avec le cœur, par pour les apparences. Si objectivement, la veuve ne donne qu’une somme très modeste, spirituellement, elle donne tout.

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