Les évangiles, choix de textes du Nouveau Testament

Cet ouvrage permet de découvrir de nombreux extraits de récits tirés des Évangiles, accompagnés d’illustrations. Voici quelques-uns des récits les plus emblématiques du Nouveau Testament :

L’Annonciation à Marie par l’ange Gabriel

L’auteur commence par l’Annonciation. « Je vous salue, pleine de grâce, le seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes », dit l’ange en s’adressant à Marie, qui en est toute troublée. L’ange lui confia qu’elle aura un fils qui se nommera Jésus et qui sera le « Fils du Très-Haut ». Il ajouta que le seigneur lui donnera le trône de David et qu’il règnera à jamais sur la maison de Jacob. Marie se rendit chez sa cousine Elizabeth, la femme de Zacharie, pour lui annoncer cette nouvelle.

Un recensement ayant été ordonné par l’empereur César Auguste, chacun devait se faire inscrire dans sa ville d’origine. Joseph quitta Nazareth avec Marie, pour se rendre à Bethléem, en Judée. C’est là-bas que Marie accoucha et le bébé fut placé dans une crèche car il n’y avait pas de place à l’hôtellerie. Des bergers, prévenus par l’ange, se dirigèrent vers Bethléem pour voir le nouveau-né.

Jésus fut circoncis au 8ème jour, puis emmené au Temple, pour le présenter au Seigneur, comme l’exige la Loi (« Tout fils premier-né me sera consacré »). Selon  la Loi, Joseph et Marie devaient offrir en sacrifice un couple de colombes ou de tourterelles. Siméon, un vieillard qui fréquentait le Temple avec assiduité, annonça aux parents que l’enfant serait au monde pour la chute et la résurrection. « Un fleuve percera votre âme », prédit-il aux parents.

Le roi Hérode était très troublé par l’annonce de cette naissance et sentait son pouvoir menacé. En effet, l’un des prophètes dans l’Ancien Testament avait prédit : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es pas la moindre entre les principales villes de Juda, car c’est de toi que sortira le chef, le pasteur d’Israël, mon peuple ».

Les mages couvrir l’enfant d’encens, de myrrhe et d’or ; après leur départ, ils prirent une autre direction et ne retournèrent pas voir Hérode. Joseph fut prévenu par un ange des intentions d’Hérode de faire périr tous les enfants mâles de moins de deux ans et lui dit de partir avec Marie et Jésus en Égypte afin d’y mettre l’enfant en sécurité. Après la mort d’Hérode, un ange demanda à Joseph de ramener sa famille en Israël. Étant donné que le fils d’Hérode régnait sur la Judée, Joseph préféra s’installer à Nazareth, en Galilée ; c’est ce qu’avaient prédit les paroles des prophètes.

Jésus grandissait et se rendait tous les ans au Temple pour la Pâque avec ses parents. Il faisait déjà preuve d’une grande sagesse pour son jeune âge et il aimait converser avec les membres de la synagogue. L’année de ses douze ans, Jésus resta dans la ville et il s’assit dans le Temple auprès des docteurs de la Loi ; ses parents le cherchèrent pendant trois jours et lorsqu’ils le retrouvèrent et lui exprimèrent leur inquiétude, Jésus leur répondit qu’il se devait d’être « aux choses de son Père ».

Jean-Baptiste (appelé aussi Jean le Baptiste) prêchait dans le désert de Judée et annonçait la venue prochaine du royaume de Dieu. Il portait des vêtements en poils de chameau et se nourrissait de miel et de sauterelles. Il exhortait le peuple à être vertueux et traitait les sadducéens et les pharisiens d’« engeances de vipère ». Il baptisait de nouveaux convertis dans le Jourdain et c’est à lui que Jésus s’adressa pour recevoir le baptême. À cette demande, Jean-Baptiste, qui avait reconnu en lui le Messie, lui répondit : « C’est moi qui dois être baptisé par vous ». Lorsque Jésus reçut le baptême, l’esprit de Dieu descendit du ciel et une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances ».

Jésus fut conduit par l’Esprit dans le désert pendant 40 jours, au cours desquels il ne mangea rien. Il fut tenté par le démon, qui le mit à l’épreuve. Il lui demanda de changer les pierres en pain ; Jésus répondit : « Il est écrit : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu ». Le diable le transporta sur une haute montagne et lui fit admirer les territoires environnants, lui promettant que tous les royaumes de la terre seraient à lui en échange de son adoration ; Jésus rétorqua : « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras, lui seul ». Alors le démon l’emmena à Jérusalem, au sommet du Temple et il lui demanda de sauter du haut du Temple, lui assurant qu’il serait soutenu par des anges ; Jésus répondit : « Il est écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ». Jésus resta ferme face à la tentation et répondit négativement à toutes les provocations du diable.

Jésus se rendit à Carphanaüm, sur les bords de la mer de Galilée. Il vit deux barques de pêcheurs, dans lesquelles se trouvaient Simon, Jacques et son frère Jean. Il monta dans celle de Simon et il conseilla aux pêcheurs de se diriger vers le large, où il leur dit de jeter leurs filets. Simon qui n’avait rien pêché de la nuit n’était pas convaincu mais la pêche fut cette fois-ci tellement fructueuse, que les deux barques débordèrent de poissons. « Désormais, ce sont des hommes que tu pêcheras », dit Jésus à Simon ; et toujours en s’adressant à Simon, il ajouta : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas » (Céphas signifie pierre). Jésus choisit 12 disciples, qui quittèrent tout pour le suivre : Simon (Pierre), Jacques, fils de Zébédée, Jean, frère de Jacques (les deux frères étaient surnommés par Jésus « Boanerges », ce qui veut dire « fils du tonnerre »), André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Jude (appelé aussi Thaddée), Simon le Cananite et Judas Iscariote.

Jésus voyageait en  Galilée, où il enseignait la parole de Dieu ; il guérissait des malades par l’imposition des mains; il suscitait l’hostilité des pharisiens et des scribes parce qu’il parlait avec autorité et s’adressait aux hommes en des termes qu’ils qualifiaient de blasphématoires, tels que : « Homme, tous tes péchés te sont remis » ; de tels propos étaient scandaleux du point de vue des pharisiens et des sadducéens, car cela signifiait que Jésus se prenait pour Dieu, ce qu’ils jugeaient inconcevable. Un jour, lors d’une discussion dans le Temple, Jésus affirma : « En vérité, en vérité, je vous le dis : avant qu’Abraham fut, je suis » ; ne pouvant tolérer d’entendre cela, les juifs lui jetèrent des pierres.

Lorsque les disciples de Jésus ont mangé des épis de blé un jour de sabbat, ils ont fait face aux reproches des pharisiens qui leur ont rappelé que ce n’était pas permis. Jésus est intervenu en évoquant l’histoire du roi David qui, un jour de sabbat, avait mangé par nécessité le pain réservé uniquement aux prêtres. Jésus guérissait également des malades les jours de sabbat, ce que les pharisiens utilisèrent comme prétexte pour le mettre en faute, puisqu’il dérogeait à la Loi. « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat » affirmait Jésus. « Cet homme n’est pas de Dieu puisqu’il n’observe pas le sabbat », disaient les pharisiens. Jésus connaissait leurs pensées et un jour de sabbat, il leur dit : « Je vous le demande, est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver la vie ou de l’ôter ? ». Ensuite Jésus promena son regard sur la foule qui l’entourait et il demanda à un homme d’étendre sa main ; l’homme s’exécuta et sa main fut guérie instantanément. Les pharisiens fulminaient de colère et s’entretenaient sur le sort qu’ils comptaient réserver à Jésus.

Jésus demande aux hommes de ne pas garder rancune et d’éviter de se mettre en colère. Il recommande de ne pas résister aux méchants et de tendre la joue gauche si quelqu’un vous frappe sur la joue droite. Il affirme qu’il faut aimer ses ennemis : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous persécutent » […] « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? ». Jésus nous exhorte à faire le bien en secret et de ne pas en faire étalage. Il demande de ne pas juger son prochain : « Ne jugez point, afin de n’être point jugés ». Il veut que les hommes deviennent humbles comme des petits enfants afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux et il affirme que celui qui est humble comme un petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.

Lorsque Jésus demanda à ses apôtres de lui dire ce qu’ils pensaient de lui et qui il était à leurs yeux, Simon Pierre lui répondit : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Alors Jésus dit à Pierre : « Et moi je te dis que tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle ». Lorsque Pierre, Jacques et Jean suivirent Jésus sur la montagne pour prier, il leur apparut soudain dans toute sa gloire, vêtu d’un vêtement blanc éblouissant : cet épisode s’appelle la transfiguration.

Lazare et ses sœurs Marthe et Marie étaient des amis proches de Jésus, qui les aimait beaucoup. Lorsque Jésus fut prévenu de la mort de Lazare, il pleura. Lazare était depuis quatre jours au tombeau lorsque Jésus se rendit sur les lieux. La pierre placée devant le tombeau fut ôtée et Jésus s’exclama : « Lazare, sors ! » ; Lazare sortit du tombeau avec les pieds et les mains liés de bandelettes.  Six jours avant la Pâque, Jésus prit un repas avec Marthe, Marie et Lazare, au cours duquel Marie oignit les pieds de Jésus avec un parfum très onéreux.

Lorsque Jésus entra dans Jérusalem, les gens le saluaient avec des palmes à la main : « Hosanna, au plus haut des cieux ! », clamaient-ils. Ils reconnaissaient Jésus, le prophète de Nazareth, en Galilée. Jésus entra dans le Temple, en chassa ceux qui vendaient et achetaient et renversa les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes. « Il est écrit : ma maison sera appelée une maison de prière et vous, vous en faites une caverne de voleurs », leur lança Jésus. Caïphe, les princes des prêtres, les scribes et les anciens du peuple virent en Jésus une menace pour leur pouvoir et décidèrent d’avoir recours à la ruse pour l’arrêter et le faire périr. « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple et que toute la nation ne périsse pas » décréta Caïphe. Satan entra alors dans Judas Iscariote, qui décida de trahir Jésus contre 30 pièces d’argent.

Avant la Pâque, Jésus prit un dernier repas avec ses disciples. Au cours de cette soirée, il lava les pieds de ses apôtres. Lorsqu’ils étaient tous attablés, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait, avait la tête posée contre la poitrine de Jésus. Jésus annonça que l’un des douze le trahirait ; lorsque les apôtres voulurent connaître son nom, Jésus répondit en mouillant du pain qu’il tendit à Judas, et il s’adressa à lui : « Ce que tu as à faire, fais-le vite ». Au cours de ce dernier repas, Jésus prit le pain, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous, faites ceci en mémoire de moi ».

Jésus et ses disciples au jardin de Gethsémanie

Après le repas, Jésus donna à ses apôtres un dernier commandement : « Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous ». Jésus annonce à ses apôtres qu’il va leur préparer une place dans la maison de son père, dans laquelle il y a beaucoup de demeures. Ensuite, il s’en alla prier avec Pierre et les deux fils de Zébédée. Il ressentait de la tristesse et de l’angoisse car il savait ce qui l’attendait. « Mon Père, s’il est possible que ce calice passe loin de moi […] cependant, non pas comme je veux mais comme vous voulez ».

Le baiser de Judas et l’arrestation de Jésus

Lorsqu’il retrouva ses disciples, ils étaient endormis et Jésus leur reprocha de ne pas avoir pu veiller une heure avec lui. Jésus priait et de grosses gouttes de sueur ruisselaient et tombaient sur le sol. C’est alors que Judas arriva avec des hommes armés d’épées ; comme il l’avait dit aux soldats, il donna un baiser à Jésus pour permettre aux soldats de reconnaître l’homme qu’ils devaient arrêter ; les hommes s’emparèrent de Jésus aussitôt. Pierre sortit son épée et trancha l’oreille du serviteur du grand prêtre, mais Jésus intervint : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée ». Les disciples de Jésus s’enfuirent.

Jésus est conduit chez le grand prêtre Caïphe

Caïphe et les membres du sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mourir, mais n’en trouvaient pas. « Je t’ordonne, au nom de Dieu, de nous dire si tu es le Christ, Fils de Dieu », demanda Caïphe à Jésus, qui répondit : « Tu l’as dit. Et je vous le déclare, un jour, vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite du Tout-puissant et venant sur les nuées du ciel ». Alors l’assemblée s’exclama : « Il a blasphémé, il mérite la mort ! ». Ils lui crachèrent au visage et le rouèrent de coups. Pierre, qui avait suivi Jésus et les soldats jusqu’au palais du grand prêtre, fut interpellé par une servante, ainsi que par une autre femme, qui l’avaient reconnu en tant que disciple de Jésus. Pierre affirma ne pas connaître Jésus et aussitôt, un coq chanta. Pierre se remémora alors les paroles de Jésus : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois » ; alors il sortit et pleura.

Jésus comparaît devant Ponce Pilate

« Es-tu le roi des juifs ? » lui demanda Ponce Pilate, le procurateur romain de Judée à cette époque. « Mon royaume n’est pas de ce monde », répondit Jésus. Ponce Pilate ne trouva en Jésus aucun crime susceptible de le faire condamner. Ayant pour coutume de libérer un prisonnier chaque année lors de la Pâque, il demanda au peuple de choisir entre Jésus ou Barrabas, un bandit. Les Anciens et les prêtres incitèrent la foule à demander la libération de Barrabas et la mort de Jésus. La tête de Jésus fut recouverte d’une couronne d’épines, les gardes placèrent un roseau dans sa main droite et le revêtir d’un manteau pourpre. Pilate se lava les mains devant la foule, proclamant : « Je suis innocent du sang de ce juste. Prenez-le vous-même et crucifiez-le, car moi, je ne trouve en lui aucun crime ». Et le peuple s’exclama : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ». Barrabas fut relâché et Jésus fut arrêté pour être crucifié. Judas, pris de remords pour avoir livré un innocent, jeta les 30 pièces d’or dans le Temple et alla se pendre.

Jésus est crucifié sur le Mont du Golgotha

Jésus fut emmené dans un lieu en dehors de la ville appelé « Calvaire » (Golgotha, en hébreux). En chemin, ils rencontrèrent un homme nommé Simon de Cyrène, qui fut obligé de suivre Jésus en portant sa croix. Des femmes suivaient ce cortège en pleurant et en se lamentant. Lors de sa crucifixion, Jésus murmura : « Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Plusieurs femmes se tenaient au pied de la croix, dont la mère de Jésus, ainsi que Jean, le disciple que Jésus aimait.  Jésus s’adressa alors à sa mère avec ces mots : « Femme, voici votre Fils », puis il dit à Jean : « Voici ta mère ». Et dès ce moment-là, le disciple Jean la prit chez lui. Le peuple se moquait de Jésus : « Il a sauvé les autres, qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’élu de Dieu ». Une inscription, visant à le ridiculiser, se trouvait au-dessus de la tête de Jésus : « Celui-ci est le roi des juifs ». Vers la 6ème heure, les ténèbres recouvrirent tout le pays jusqu’à la 9ème heure ; alors le soleil s’obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu. La terre se mit à trembler, les rochers se fendirent et les tombeaux s’ouvrirent ; c’est à ce moment que Jésus expira. « Celui-ci était vraiment Fils de Dieu », s’exclama un centurion à la vue de ces prodiges.

La mise au tombeau et la résurrection de Jésus

Joseph d’Arimathie, un homme aisé qui était un disciple de Jésus en secret, demanda le corps de Jésus afin de le mettre dans un tombeau neuf. Jésus y fut placé, entouré de bandelettes et une grosse pierre fut placée et scellée devant l’entrée du tombeau. Étant donné que Jésus avait dit qu’il ressusciterait au 3ème jour, des gardes étaient postés devant le tombeau, chargés de le surveiller jusqu’au 3ème jour, afin de s’assurer que les disciples ne viendraient pas dérober le corps. Après le sabbat, Marie et Marie-Madeleine arrivèrent au tombeau pour apporter des aromates, quand soudain, un ange vêtu de blanc descendit du ciel et roula la pierre du tombeau sur laquelle il s’assit. Il demanda aux femmes d’avertir les apôtres que Jésus ne se trouvait plus au tombeau, qu’il était ressuscité et qu’il précéderait ses disciples en Galilée.

Les apparitions de Jésus après sa résurrection

Lorsque les femmes s’éloignèrent du tombeau, elles rencontrèrent Jésus en chemin. « Je vous salue » leur dit-il et elles se prosternèrent devant lui. Jésus apparut aussi à deux disciples qui ne le reconnurent pas, sur la route d’Emmaüs. Quand il partagea le repas du soir avec eux, qu’il bénit, rompit le pain et le leur tendit, ils réalisèrent que leur compagnon de route était Jésus, mais au moment où ils le reconnurent, Jésus disparut. Lorsque les deux amis retrouvèrent les autres disciples à Jérusalem et leur firent part de l’événement, Jésus se tint soudain au milieu des disciples qui étaient en pleine discussion. « Paix à vous », leur dit-il. Jésus leur montra ses mains et son côté qui présentaient des marques de sa crucifixion. Il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ».

L’Ascension de Jésus dans une nuée

Jésus demanda aux apôtres d’aller enseigner ce qu’il avait prescrit à toutes les nations et de les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Jésus apparut aussi à ses disciples en Galilée, sur les bords de la mer de Tibériade. Il apparut à ses disciples pendant 40 jours, pendant lesquels il leur dispensa des enseignements sur le royaume de Dieu. Il leur annonça qu’ils seraient baptisés du Saint-Esprit et qu’ils lui rendraient témoignage à Jérusalem, dans toute la Judée et dans le monde entier. Après avoir béni ses disciples à Béthanie, il fut emporté au ciel dans une nuée : « Il fut enlevé sous leurs yeux, et une nuée le déroba à leurs regards ». Deux hommes vêtus de blancs apparurent aux apôtres et leur dirent : « Ce Jésus, qui, du milieu de vous, a été enlevé au ciel, en reviendra de la même manière que vous l’y avez vu monter ». Les apôtres retournèrent à Jérusalem afin d’y louer Dieu dans le Temple.

Les apôtres transmettent la parole de Jésus

Alors que les apôtres étaient réunis lors d’un jour de la Pentecôte, ils virent comme des langues de feu se poser sur eux après avoir entendu un bruit provenant du ciel ; ils se mirent alors à parler diverses langues, ce qui permit aux personnes de tous pays de pouvoir entendre et appliquer les enseignements de Dieu. Pierre et Jean faisaient des guérisons miraculeuses, mais les chefs des juifs, Caïphe et les Anciens ne voulaient pas que ces miracles soient divulgués. Ils firent arrêter les apôtres et les jetèrent en prison. Un ange du seigneur vint ouvrir la porte pendant la nuit pour les délivrer.

De faux témoignages pour faire périr Étienne, le premier martyr

Étienne, un disciple du Christ, d’une grande sagesse, réalisait de nombreux miracles et prodiges ; alors les chefs des juifs soudoyèrent des gens pour leur faire dire qu’Étienne avait tenu des propos blasphématoires contre Moïse et contre Dieu ; ils ameutèrent ainsi le peuple, les Anciens et les Scribes et trouvèrent de faux-témoins qui affirmaient : « Cet homme ne cesse pas de tenir des propos contre ce lieu saint et contre la Loi ». Ces faux-témoins prétendaient qu’ils avaient entendu Étienne raconter que Jésus détruirait le Temple et changerait les coutumes de Moïse. Alors, ils se jetèrent sur lui, l’emmenèrent hors de la ville et le lapidèrent.

La conversion de Saül et l’emprisonnement de Pierre

Saül était un romain qui persécutait et faisait mettre en prison les chrétiens. Un jour, alors qu’il était en route pour Damas, une lumière du ciel lui apparut et il entendit : « Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » Saül tomba à terre. Il venait d’être choisi par Dieu pour devenir l’un des disciples et transmettre sa parole à travers les nations. Lorsqu’il arriva à Damas, Saül ne put ni voir, ni manger, ni boire pendant trois jours. Il devint un fervent adepte de la parole du Christ et se mit à prêcher dans les synagogues que Jésus était le Fils de Dieu. Les autorités décidèrent de le tuer et il fut évacué dans une corbeille, au cours de la nuit, pour échapper à l’arrestation ; il se rendit ensuite à Jérusalem où il se joignit aux apôtres. L’apôtre Jacques fut assassiné sous le règne du roi Hérode et Pierre fut emprisonné ; dans la prison, il reçut la visite d’un ange qui lui demanda de le suivre et l’aida à s’échapper. Pierre se rendit ensuite dans la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où il annonça aux fidèles qu’il avait été libéré par le seigneur.

La diffusion de la parole du Christ dans les Églises

Dans l’Église d’Antioche se trouvaient des prophètes et des docteurs : Barnabé Siméon, appelé Niger ; Lucus de Cyrène, Manaën, ami d’enfance d’Hérode le Tétrarque et Saül appelé Paul. Un jour, l’Esprit Saint demanda de mettre à part Barnabé et Saül car ils avaient été choisis par le Seigneur pour diffuser sa parole. Ils embarquèrent pour Chypre, puis se rendirent en Syrie et en Cilicie, où ils prêchèrent, baptisèrent de nouveaux fidèles et fondèrent de nouvelles Églises ; ils furent parfois chassés hors des villes et les juifs comme les Gentils excitèrent maintes fois le peuple contre eux. À Lystres, Paul fit une guérison miraculeuse, ce qui fit dire aux habitants que les dieux étant descendus vers eux sous forme humaine. Les habitants nommèrent leurs bienfaiteurs Paul Mercure et Barnabé Jupiter. Alors le prêtre de Jupiter, vénéré dans cette ville amena des taureaux qu’il s’apprêtait à sacrifier en l’honneur des deux apôtres mais Paul et Barnabé l’en dissuadèrent et dirent à la foule : « Nous sommes des hommes comme vous ; il faut renoncer à ces vaines idoles pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer et toutes choses au monde ».

Le retour de Paul à Jérusalem

Lorsque Paul fut de retour à Jérusalem, les juifs d’Asie ameutèrent la foule à grands cris et ils s’emparèrent de lui. Paul était frappé par la foule, qui cherchait à le tuer. Il fut enchaîné sur ordre du tribun, puis emmené dans la forteresse. « À mort ! », criait le peuple. Certains, parmi les juifs, s’étaient engagés à ne pas boire et ne pas manger avant de l’avoir tué. Transféré à Césarée, il fut ensuite remis aux mains de Félix, le gouverneur. Paul fut détenu pendant deux ans mais il bénéficia de la clémence du gouverneur qui lui accorda un certain degré de liberté, lui permettant d’échanger avec les siens. Lorsque Paul comparut devant Agrippa, général et homme politique romain, conseiller de l’empereur Auguste, il lui fit part de sa foi et Agrippa le trouva innocent. Le gouverneur décida d’envoyer Paul en Italie et il quitta Jérusalem en compagnie d’un centurion romain. Leur bateau s’échoua à cause d’un ouragan et ils passèrent l’hiver à Malte, où Paul guérit le père du gouverneur, ainsi que d’autres malades. Au bout de trois mois, Paul repartit pour Rome, où il fut accueilli par ses frères chrétiens ; à Rome il lui fut accordé un domicile particulier où il pouvait recevoir des visites et prêcher la parole de Dieu.

Les lettres et recommandations de Paul aux différentes Églises

Paul restait en contact avec les Églises qu’il avait fondées en leur envoyant des lettres pour leur dispenser conseils et encouragements. « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou un symbole qui retentit », écrivait-il. Paul insistait sur trois choses essentielles : la foi, l’espérance, la charité, la plus importante étant la charité. Il recommandait de se vêtir des armes de Dieu : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les ruses du diable ».

« Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture, revêtez la cuirasse de la justice, mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Évangile de paix. Prenez, par-dessus tout, le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez repousser tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu ».

Paul portait un jugement sur son œuvre et fait le bilan de ses expériences : le nombre de coups qu’il avait reçus, sa lapidation, ses naufrages, ses rencontres au cours de ses périples, avec les brigands, les Gentils, les compatriotes, les faux-frères. Il évoqua aussi les labeurs, les peines, la faim, les jeûnes, le froid, la nudité. Il se disait prêt à être offert en sacrifice, assurant qu’il avait toujours gardé la foi et qu’il avait été assisté et fortifié par le Seigneur, qui le sauverait et le ferait entrer dans le royaume des cieux.

L’Apocalypse : la vision de gloire et la nouvelle Jérusalem

Le dernier livre du Nouveau Testament a été écrit par l’apôtre Jean qui nous livre le récit de sa vision prophétique du royaume des cieux. Il voit un nouveau ciel et une nouvelle terre et la mer n’est plus. Un ange l’a transporté au sommet d’une montagne afin de lui montrer la ville sainte qui descend du ciel. Cette ville est éclatante ; elle est faite d’or pur, de jaspe, de cristal et de pierres précieuses. Elle a une haute muraille, douze portes et douze anges qui se trouvent devant ses portes. Aucun Temple ne s’y trouve car ce sont le Seigneur Dieu et l’agneau qui en sont le temple. Elle n’a besoin ni de soleil ni de lune pour l’éclairer car c’est la gloire de Dieu qui l’illumine et l’agneau est son flambeau. Le fleuve d’eau de la vie sort du trône de Dieu et coule au milieu de la rue de la ville ; le fleuve est bordé de chaque côté par l’arbre de vie, qui produit des fruits 12 fois par an (une fois par mois), dont les feuilles servent à la guérison des nations. Le trône de Dieu se trouve dans la ville et il éclaire ses serviteurs. Et ils règneront aux siècles des siècles.

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